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La recherche et l’innovation au service de la transition énergétique : un atelier studieux à Gif-sur-Yvette le 25 juin

C’est dans une ambiance studieuse et conviviale que près de 50 experts, chercheurs et dirigeants de start-ups ont participé à un atelier-débat co-organisé par l’Université Paris-Saclay, sa Société d’accélération du transfert technologique (SATT), son Initiative de recherche stratégique Momentom, l'Alliance nationale de coordination de la recherche pour l’énergie (Ancre), l’Institut de recherche et développement Efficacity et la Commission particulière en charge du débat public sur la programmation pluriannuelle de l’Energie, lundi 25 juin dans les locaux de CentraleSupélec situés à Gif-sur Yvette.

Cet atelier avait pour objectif de mettre en avant le rôle déterminant de la recherche et de l’innovation (R&I) pour atteindre la neutralité carbone vers 2050 et répondre aux objectifs de la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015 comme l’ont rappelé, en introduction, Mme Estelle Iacona, Directrice Générale Déléguée Formation et Recherche de CentraleSupélec et Mme Claude Nahon de l’Académie des technologies.

Gif-sur-Yvette le 25 juin

Deux thèmes avaient été retenus pour cet atelier : le pilotage des réseaux et des systèmes, la conversion d’électricité en gaz (« power to gas »).

Sur le premier thème, les participants ont exposé les différents aspects de R&I concernant le pilotage du stockage, du transport et de la distribution de l’électricité produite par des énergies renouvelables intermittentes dans les réseaux et systèmes. L’occasion d’aborder les recherches menées sur la modélisation de la gestion de l’énergie ainsi que sur le développement des réseaux intelligents ou « smart grids ».

Les travaux menés sur la manière de récupérer, de valoriser et d’optimiser l’utilisation des énergies fatales (énergies décarbonées non utilisées car résultant d’un processus dont l’objet n’est pas de produire de l’énergie) particulièrement bien adaptées aux réseaux locaux ont également été présentés.

Pour le deuxième thème, une large partie des interventions a été consacrée à la production et l’utilisation de l’hydrogène mais pas exclusivement.

D’une façon générale, chercheurs, experts et entrepreneurs ont été unanimes. L’ensemble de ces recherches, de ces innovations et leur développement reposent sur une approche systémique, intégrant des formes variées d’énergies et prenant en compte les enjeux économiques, environnementaux et sociétaux : nouveaux business modèle, ; instauration nécessaire de nouvelles relations avec le consommateur et la population, les acteurs de l’énergie et les territoires à leurs différentes échelles géographiques… Ils ont par ailleurs exprimé l’importance d’approches pluri-disciplinaires, mobilisant également les sciences humaines et sociales, le besoin de disponibilités de données ou la nécessité d’efforts de formation pour la mise en œuvre des innovations.

Autant de challenges entrant dans le champ de la révision de la PPE que M. Jacques Roudier et Mme Isabelle Jarry, membres de la Commission particulière du débat public, n’ont pas manqué de rappeler à la fin de la réunion. Ils ont également salué le dynamisme de la communauté scientifique et ses partenaires ainsi que les nombreuses synergies qu’ils ont réussi à créer pour mener leurs travaux et leurs applications répondant aux enjeux de la transition énergétique. Ils ont enfin tenu à les remercier chaleureusement pour leur contribution au débat public sur la PPE.

 

03/07/2018