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Question n°377

Delirium energeticum ou rationnalité ?

Ajouté par Jean-Pierre BARDINET (Concarneau), le
[Origine : Site internet]
Energies renouvelables

Les politiques climat-énergie de notre pays (et de la plupart de pays de l'UE) sont basées sur l'hypothèse non prouvée que nos émissions de CO2 ont une action mesurable sur la température moyenne annuelle globale et sur le climat de notre planète. Il s'ensuit que les politiques énergétiques privilégient en principe les émissions bas carbone et elles sont censées, en outre, fournir des moyens de production conformes aux standards d'une production rationnelle d'énergie électrique, à savoir :
1. Elle doit être pilotable, adaptable en temps réel aux fluctuations de la demande. En particulier, elle doit être capable de gérer les heures de pointe (HP) et de réduire la production en fonction de la baisse de la demande en heures creuses (HC).
2. Elle doit être indépendante des caprices d'Eole et des cycles de Phébus.
3. Elle doit avoir un impact mineur sur l'environnement et la biodiversité
4. Le réseau de transport ne doit pas être soumis à des fluctuations brutales et aléatoires
5. Le prix du kWh doit être compétitif
6. La sécurité d'approvisionnement doit être garantie
7. Elle doit avoir un bilan carbone vertueux
Contrairement à ce qui nous est affirmé péremptoirement, le bilan carbone des éoliennes intermittentes est mauvais, de manière indirecte, car la gestion de l'intermittence en temps réel nécessite des centrales thermiques en soutien permanent, obligées de fonctionner en régime discontinu, ce qui dégage encore plus de CO2.
Pour sauver la planète d'un problème vraisemblablement imaginaire, on met en place des filières qui vont à l'encontre de ce qui est souhaité. Les moyens préconisés (EnR intermittentes) vont à l'encontre des objectifs... Comprenne qui pourra ! Plus généralement, il est facile de vérifier que les éoliennes intermittentes (tout comme le solaire) ne satisfont à aucun des standards d'une production rationnelle d'énergie électrique : non pilotables, soumises aux caprices des vents, massacreuses de biodiversité ailée (ce qui perturbe gravement l'équilibre des écosystèmes locaux), sources de nuisances pour les riverains (infrasons), sources de variation brutales du réseau de transport et de coûts annexes (transformateurs, lignes HT, ...), prix du kWh non compétitif, aucune sécurité d'approvisionnement en HP hivernale du soir, bilan carbone non vertueux, et ... racket institutionnalisé des ménages (taxe CSPE), ce qui fait que l'on se demande quelle est la justification de leur développement inconsidéré. Pour toute personne sensée, les EnR intermittentes, à la technologie du passé, adulées par les chantres de l'écologisme, n'auraient jamais dû voir le jour, car les filières de la surgénération, sur lesquelles travaillent et avancent plusieurs pays (notamment Inde, Chine, USA, Russie, Pays-Bas), et celles des SMR (petits réacteurs nucléaires modulaires), sont bien plus intéressantes.
Ma question : compte tenu du bilan négatif des EnR intermittentes, non pilotables, ne satisfaisant pas aux standards d'une production rationnelle d'électricité, aux faibles facteurs de charge (14% pour le solaire et 20% pour l'éolien), aux mauvais bilans carbone (indirectement), à la faible densité énergétique, avec un impact néfaste sur la biodiversité et la santé publique, pourquoi voulez-vous les développer à marches forcées, sans tenir compte des expériences malheureuses de l'Espagne, de l'Allemagne et du Danemark, tout comme celle, catastrophique, de la Région Sud de l'Australie ?

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