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Le forum de discussion

Du 19 mars au 30 juin 2018, ce forum permet à chacun de donner son avis sur la PPE ou sur le débat public lui-même. Tous les avis sont rendus publics et ouverts aux commentaires. Ils seront pris en compte par la commission lors de la rédaction du compte rendu du débat.

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Avis n°498
Ajouté par JYves (grenade), le 26/06/2018

Les partisans de la production d'énergie nucléaire soutiennent toujours que le risque est mineur malgré les accidents majeurs qui ont eu lieu. Cela doit être l'exception culturelle française. Afin que la sûreté nucléaire ne puisse faire l'objet d'aucun compromis, ni manquement ni évitement de responsabilité, je propose d'inscrire dans la loi une obligation de résider à proximité immédiate de la zone contaminée en cas d'accident majeur en France. Cette obligation serait applicable à toutes les personnes décisionnaires sur ce sujet ainsi que leur familles et ceci à tous les échelons de responsabilité. En premier lieu, les présidents de la République qui ont cautionné cette énergie, les élus des 2 chambres qui ont voté des lois autorisant cette énergie, les responsables des groupes industriels du domaine (fabricants, exploitants...), les responsables des autorités de surveillance, les directeurs des centrales nucléaires... L'adoption d'une telle loi ne devrait pas poser de problème, puisque le risque est soit disant mineur. De plus, dans le cas extrêmement fâcheux où le risque serait avéré, cela aiderait à ce que les populations locales impactées ne soient abandonnées à leur sort. J'espère que cette proposition retiendra votre attention.

Avis n°557
Ajouté par Jean Claude MOYSAN (VEZIN LE COQUET), le 30/06/2018

La France serait au 2ème plus mauvais rang dans l'U.E. pour le développement des énergies renouvelables, alors qu'elle est au 3ème meilleur rang MONDIAL pour la vente des armes ! Est-ce bien le choix des citoyens de ce pays ? Certes non, mais nous subissons la loi des multinationales de l'énergie et des lobbys, dont l'Etat actionnaire est complice...
Comment peut-on freiner le développement des énergies renouvelables alors qu'EDF :
- est déjà en déficit de 30 M€ (et ça n'est pas fini !) ;
- n'a pas provisionné assez d'argent pour le démantèlement des centrales nucléaires ;
- n'a toujours aucune solution pour se débarrasser des déchets radioactifs ?

Dans ce contexte, n'est-il pas URGENT de mettre les bouchées doubles pour booster toutes les formes d'énergies renouvelables ?
Dès lors, j'insiste pour :
* que le scénario Négawatt soit la ligne de force du PPE ;
* que toutes les énergies marines soient boostées en France, et notamment en Bretagne par transfert des 800M€ initialement prévus pour la construction d'une centrale thermique au gaz à Landivisiau ( 29 ) ;
* que le plan hydrogène soit doté des crédits appropriés : au moins 5 000M€ au lieu des 200 M€ alloués à ce jour...

Avis n°507
Ajouté par christophe NORMIER (paris), le 28/06/2018

Le grand éolien impacte le paysage, sa démesure n'est pas en lien avec ce dernier. Cette nuisance n'est pas considérée, cette industrie se voit offert notre capital et patrimoine commun. Notre pays reçoit plus de 81 millions de visiteurs par an en particulier pour sa diversité. Le tourisme représente 7,1 % du PIB en 2016. Pourquoi mettre en péril cette économie en cassant notre patrimoine ? Pourquoi ces machines et projets industriels sont-elles vues uniquement par le prisme des ENR ? L'impact paysager ne peut etre "réduit", il est ou il n'est pas !

Avis n°559
Ajouté par Philippe GARDELLE (Chinon), le 30/06/2018

A quoi sert le nucléaire ? Uniquement à produire de l'électricité ? Non, à fabriquer des bombes atomiques ! C'est même le premier usage de l'atome radioactif. Historiquement, le nucléaire civil a suivi le militaire. Premier défaut, le nucléaire est responsable de milliers de morts, soit directs (Hiroshima, Nagasaki), soit indirects (en Algérie, en Polynésie, pour la France qui a fait exploser des bombes pour affirmer son indépendance par rapport aux autres pays possesseurs de la bombe, en polluant des territoires entiers et rendant leurs populations malades, cela pour "montrer ses muscles").
Autres milliers de morts - et malades à long terme - ceux pour cause d'accidents, à Tchernobyl et Fukushima : pour cette seule cause, le nucléaire devrait être stoppé, avant qu'il y ait d'autres accidents de ce type dans le monde. Et rien ne dit que le soit disant nouveau réacteur EPR sera plus sûr que les 900 et 1300 MW, d'autant plus qu'il n'apporte rien par rapport à ces derniers.
Par ailleurs, la France n'est pas du tout indépendante du point de vue énergétique : il n'y a plus depuis longtemps d'uranium en France (par contre, les déchets issus de l'extraction seront là pour des décennies !). Cet uranium, il faut aller l'extraire dans des pays parfois non démocratiques ; la France achète une grosse partie de "son" uranium au Niger : l'Observatoire du nucléaire a prouvé que des malversations liées à l'achat du minerai ont eu lieu.
Autre défaut, on nous assène que le nucléaire ne participe pas au dérèglement climatique : mais les rejets radioactifs des centrales, dans l'eau, dans l'air, sont-ils meilleurs pour la santé ? Par ailleurs, l'extraction des mines d'uranium nécessite de ... l'électricité et celle-ci est produite à partir de centrales au charbon (au Niger) ; le transport de cet uranium (à enrichir ou sous forme de déchets) se fait par bateau, camion, qui ne fonctionnent pas à l'électricité. Un autre argument , certes peut-être marginal, la vapeur d'eau qui s'échappe des tours de refroidissement des centrales, est ... un gaz à effet de serre.
Un autre défaut ? La sûreté. L'EPR serait plus sûr ; vraiment ? Qu'en est-il de la fabrication des cuves et de leurs couvercles ? Seuls ces derniers devraient être changés, comme s'ils étaient plus dangereux : non, ils seront plus "faciles " à remplacer, nous laissant avec une autre forme de bombe, à retardement celle-ci.
Le prolongement des réacteurs : EDF voudrait nous forcer à vivre encore plus de vingt ans pour certains d'entre eux, jusqu'à 60 ans, faisant fi du vieillissement des matériaux, du béton, des métaux, des tuyauteries. Voici la troisième bombe !
Encore un défaut ? Le chauffage électrique, véritable corollaire du programme électro-nucléaire. Pendant longtemps, les radiateurs n'étaient que de vulgaires gros grilles-pains, les maisons pas du tout isolées ; des progrès se sont faits jour (sauf pour les personnels d'EDF ...), mais il n'en reste pas moins vrai que ce mode de chauffage est le plus coûteux, voire ruineux, surtout pour les ménages à faible revenu ; véritable scandale, les appartements neufs en HLM sont équipés majoritairement de chauffage électrique !
Poursuivons avec les défauts : à une certaine époque, EDF dépensait plus d'argent en publicité qu'il n'était dépensé d'argent pour les économies d'énergie ; qu'en est-il maintenant ? Ce dont on peut être sûr, c'est que ce dernier programme est bien faible. Pourtant, il est fournisseur d'emploi, bien plus que le nucléaire lui-même.
Quelques chiffres, à affiner ? Ce programme d'économie est équivalent à 5 réacteurs, de même pour la lutte contre le gaspillage d'électricité ; il est donc possible de fermer 10 réacteurs relativement simplement. Et il est clair qu'EDF n'a pas d'intérêt dans des programmes qui l'obligeraient à fermer des réacteurs ... ni à investir plus dans les énergies renouvelables qu'elle ne le fait.
Parlons déchets : à ceux issus des mines, s'ajoutent ceux de la production : la seule solution proposée est aussi la pire, l'enfouissement. "Solution" qui consiste à enfouir à plus de 500 mètres, qui a déjà montré ses faiblesses aux USA, au mépris des populations locales. Il est urgent d'attendre, de réfléchir et surtout, d'arrêter d'en produire !
Pour finir, mais on pourrait continuer longtemps, les partisans du nucléaire doivent savoir que les opposants sont contre le nucléaire, pas contre l'électricité ; il faut développer la recherche dans le domaine des renouvelables, la France y a beaucoup de retard. Ces énergies fonctionnent certes de manière discontinue, mais elles sont complémentaires.
Modeste contribution, peu étayée par des chiffres ? Sans doute, mais simple à appréhender pour le grand public.

Avis n°556
Ajouté par Jean Claude MOYSAN (VEZIN LE COQUET), le 30/06/2018

Certes le gaz est une énergie fossile et, même si les réserves connues sont importantes, il convient de ne pas le gaz piller...
Cependant il présente des avantages pour diverses utilisations, que la France devrait mieux valoriser. Par exemple :

1 - Pour la circulation des véhicules automobiles, c'est un carburant infiniment moins polluant que l'essence ou le gazole.
N'est-ce pas un manque de courage politique d'autoriser encore la vente de 50% de véhicules neufs avec une motorisation Diésel (et pour les véhicules d'entreprise c'est même plus de 80 % !) ?Plusieurs pays ont interdit la circulation des véhicules diésel et s'en portent mieux !
Le réseau des stations service équipées de pompes à GPL mériterait d'être densifié.

2 - Quand la France prendra-t-elle des mesures radicales pour lutter contre la pollution atmosphérique qui cause environ 48 000 décès anticipés par an ? Il est notoire qu'elle est un mauvais élève de l'U.E. dans ce domaine. Augmenter la taxation sur le gazole et en créer une significative sur le kérosène devrait y contribuer. Corrélativement n'est-il pas scandaleux que les bretons aient à subir 70% des nuisances liées à l'entraînement des avions militaires français, dont environ 50% à la base aéronavale de Landivisiau ?N'est-ce pas un des facteurs qui font qu'il y a 50% de cancers en plus dans la région brestoise que dans la région rennaise ?
Si le kérosène était taxé, il y aurait sans doute moins de survols d'avions à basse altitude et donc moins de retombées polluantes...

3 - Utiliser du gaz pour faire de l'électricité n'est-ce pas un gaz pillage inadmissible ? Lorsqu'on utilise le gaz directement pour le chauffage, le rendement est supérieur à 85%. Mais si on l'utilise pour produire de l'électricité, le rendement tombe à 50% maximum seulement.
Dans ce contexte, quand le Gouvernement aura-t-il enfin le bon sens et la cohérence d'abandonner le projet de construction d'une centrale thermique au gaz de 450MW à Landivisiau ? Décidé en 2010, ce projet UBUESQUE, d'un coût exorbitant de 800M€ fait l'objet d'une opposition locale déterminée. En outre il n'avait aucun caractère d'urgence et des alternatives en énergie renouvelable existent qui créeraient beaucoup plus d'emplois non délocalisables...
En vertu de l'Accord de Paris, pour l'application duquel la France se voulait exemplaire, le Président MACRON avait déclaré qu'on ne construirait plus de centrale thermique en France. Qu'attend-il alors pour décréter l'abandon du projet landivisien ?

4 - En conclusion, si on ne l'utilise pas intelligemment le gaz part ... et il ne revient pas !

Avis n°555
Ajouté par jean-pierre COLLET (AMBRONAY), le 30/06/2018

Comment peut-on envisager de poursuivre le programme électronucléaire, et donc de construire de nouveaux réacteurs (type EPR qui sont un désastre financier coût initial multiplié par bientôt 4) et prolonger d'encore au moins dix ans des réacteurs en fin de vie (et donc encore plus dangereux pour la population et les travailleurs du nucléaire), alors que cette énergie pose des problèmes de fond toujours pas résolus comme le traitement des déchets ultimes ? (voir problèmes à Bure avec des solutions qui n'en sont pas : enfouissement avec risque d'explosion-pollution des sols-quel message laisser aux générations futures ? - responsabilité engagée sur des millénaires... - ? Comment continuer dans une voie aussi dangereuse, de manière aussi irresponsable ?

Avis n°212
Ajouté par La commission particulière du débat PPE (Paris), le 12/04/2018

L'atelier de controverse "Acceptabilité des énergies renouvelables" a donné la parole à Jean-Louis Bal (Syndicat des EnR), Jean-Louis Butré (Fédération environnement durable), Claude Brévan (membre de la CNDP), Michel Leclercq (Energie Partagée) et Marie Décima (CERDD). Voici l'enregistrement vidéo de cet atelier.

 

 

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Avis n°413
Ajouté par Antoine GARON (Paris), le 13/06/2018

Les écologistes ont eu le mérite de procéder à une prise de conscience générale à partir des années 1970. Avant Brice Lalonde et compagnie, les hommes politiques ne s'intéressaient guère au problème de la pollution et de ses sources. Beaucoup de chemin a été fait et tous les partis se disent aujourd'hui écologistes. Ne pas écrire quelques lignes dans un programme électoral sur la lutte contre la pollution et le changement climatique est impensable. C'est bien mais maintenant il s'agit de faire mieux en luttant efficacement contre les sources de pollution.

Malheureusement pour eux et pour nous, les écologistes ne sont plus d'aucune aide aujourd'hui. Ils sont obnubilés par le nucléaire alors que c'est une énergie décarbonée. Il fait meilleur respirer près d'une centrale que dans un centre-ville... On dirait que la seule élue qui se revendique très écologiste et qui a compris ce fait pourtant simple est la maire de Paris. Je le dis sans arrière-pensée politique puisque je suis Parisien et je ne voterai pas pour elle aux prochaines élections.

Ceci étant dit, la lutte contre la pollution et le réchauffement climatique fonctionneront quand les transports et les bâtiments seront véritablement ciblés par nos politiques.
45 % des émissions de gaz à effet de serre émis en France sont issues des transports. 45 % !
30 % des émissions de gaz à effet de serre émis en France sont issues des bâtiments. 30 % !
L'industrie et l'agriculture sont responsables des 25 % restants et le nucléaire contribue, je le répète, à hauteur de... 0 %.

Le constat fait et ce depuis longtemps sous les yeux de tous les politiques, pourquoi continuer à jouer les Don Quichotte en s'attaquant à un faux problème (le nucléaire) et en évitant de toucher de trop près aux vrais problèmes (les transports et le domaine de la construction/rénovation) ?
J'aimerais penser que c'est pour des questions de lobbying, mais toutes ces industries sont très douées et influentes au sein des premiers cercles du pouvoir.
J'aimerais penser que c'est pour des questions d'emplois mais toutes génèrent beaucoup d'emplois et de dynamisme là où elles sont implantées.
Je pense qu'il ne s'agit que d'un choix délibéré qui veut faire du nucléaire le pire des maux d'une société qui cherche un coupable absolu pour ne pas avoir à penser et à combattre efficacement.
La pollution ne baissera pas en fermant les centrales nucléaires françaises. L'Allemagne a essayé et a montré que ce choix était irréfléchi et piteux.
Il faut s'attaquer aux transports et au secteur de la construction pour lutter efficacement contre la pollution. Tâchons de garder en tête cette pensée simple mais juste sans se soucier des contresens de certains.

Avis n°541
Ajouté par pierre BAJARD (montsegur sur lauzon), le 30/06/2018

En cette fin de consultation publique, malgré les idées de fond qui nous opposent, et sans connaître l'issue de ce débat, je souhaite remercier, la MO la CNDP, les modérateurs et ces nombreuses mains invisibles, pour l'efficacité de la tenue de cet espace d'expression.
C'est encore une chance pour notre démocratie.
Un Grand merci.

Avis n°550
Ajouté par Michel QUERE (Marseille), le 30/06/2018

M.Hulot écrit : « nous avons une électricité déjà largement décarbonée, nous partons donc d’une situation plus favorable que l’Allemagne ou la Grande-Bretagne dans cette transition ; nous devrions par conséquent arriver plus tôt que beaucoup d’autres à la neutralité carbone ». M. Hulot sait-il que rajouter des énergies intermittentes entraînera la construction de centrales à gaz ? M. Hulot sait-il qu'elles font du CO2, ce qui va à l'encontre de l'objectif ? M. Hulot sait-il qu'il faudrait au contraire TOUT investir dans les transports et le bâtiment pour réduire la production de CO2 ?

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