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Avis n°61
Ajouté par Tony MORISSEAU (Nantes), le 20/03/2018

Le pic de pétrole conventionnel a été atteint en 2006. Désormais il reste moins de 50 ans de pétrole exploitable sur Terre. Heureusement il existe un successeur à la mobilité pétrole : la mobilité électrique. Cette dernière a un avenir radieux, cela ne fait aucun doute. Pourtant, nous devons nous interroger sur les technologies de la mobilité électrique de demain. Aujourd'hui ce sont les batteries au lithium qui équipent les voitures électriques avec nos fiertés nationales que sont la ZOE de Renault et la BlueCar de Bolloré. Mais les réserves de lithium sont limitées et on risque de rapidement rencontré un « pic du lithium » là aussi économiquement dévastateur... Les batteries au lithium sont parfaitement adaptés pour l'électronique portable mais elles le sont beaucoup moins pour les véhicules.

Il existe pourtant une autre technologie dont on entend encore trop peu parlé en France : la pile à combustible. Il s'agit simplement d'une « pile » qui a besoin d'être rechargée non pas électriquement comme une batterie, mais chimiquement par l'ajout d'un combustible qu'est l'hydrogène. En réagissant avec l'air par l'intermédiaire de la pile à combustible, l'hydrogène produit de l'électricité, de l'eau... et rien d'autres ! Donc ZERO pollution, ZERO CO2. Et fabriquer de l'hydrogène est quelque chose que l'on sait faire depuis le XIXème siècle en cassant la molécule d'eau grâce à de l'électricité (électrolyse de l'eau). Et de préférence de l'électricité renouvelable !

L'Allemagne et le Japon ont misé sur cette technologie. L'Allemagne produit de l'hydrogène par électrolyse de l'eau directement au pied des éoliennes et des panneaux solaires. Hydrogène ensuite acheminé vers des stations services qui peuvent approvisionner des véhicules à pile à combustible. Honda travaille dessus, Toyota travaille dessus et de plus en plus de monde s'y intéresse. L'Allemagne veut que 100 % de ses stations services fournissent de l'hydrogène pour 2030. Le Japon construit des villes à hydrogène produit à partir d'ENR. Le Qatar pense déjà à l'après pétrole et va produire dans les prochaines années de l'hydrogène en masse via de nombreuses centrales solaires. Le tout sans polluer. La France ne peut pas passer à côté. La France NE DOIT PAS passer à côté. L'hydrogène est le vecteur énergétique de demain qui va naturellement s'imposer. Ne pas y prendre part, c'est refuser l'innovation énergétique et la France ne peut pas se le permettre.

Avis n°239
Ajouté par Anne-Sophie DURANO (Paris), le 20/04/2018

L’Union européenne a entériné cette semaine (le 17 avril) la répartition de réduction des émissions de CO2 pays par pays. Les objectifs individualisés pour chaque pays dépendent du PIB et du nombre d’habitants. Sans surprise, l’objectif donné à la France est ambitieux puisque nous devons baisser de 37% les émissions de gaz à effet de serre par rapport à ceux de 2005. L’échéance arrive vite (2030) et la marge de manoeuvre est étroite puisque la France produit déjà 97% d’énergie décarbonée. Les efforts les plus urgents sont donc à entreprendre du côté des industries les plus polluantes et des moyens de transport. Comment se fait-il que la voiture électrique se développe si lentement ? A quoi rime les quotas de pollution – véritable droit à polluer – quand il faut ne pas polluer du tout ?

Beaucoup accusent encore à tort le nucléaire d’être le problème numéro un de l’écologie en France. C’est le meilleur moyen d’échouer à réduire les gaz à effet et la pollution de manière générale. Le nucléaire est une énergie non émettrice de CO2 dans l'atmosphère. Si les efforts se concentraient vraiment sur les secteurs les plus polluants alors le pari pour la sauvegarde de l’environnement pourrait être gagné. Fermer une centrale nucléaire pour la remplacer par un champ d’éoliennes n’a aucune incidence sur le taux d’émission de CO2. Par contre, changer une voiture qui roule à l’essence ou au diesel par une voiture électrique ferait une grande différence. Il est temps de poser les bons problèmes pour utiliser les solutions qui existent déjà mais dont on ne se sert qu’avec parcimonie.

http://lenergeek.com/2018/04/18/parlement-europeen-repartition-reduction...

 

Avis n°231
Ajouté par Jean FLUCHERE (LYON), le 15/04/2018

Remarques préliminaires :
1- On peut observer qu'il y a une grande confusion entre énergies et électricité. Or, en énergies finales, l'électricité ne représente que 38 Mtep sur les 165 qui sont consommés. Et cette électricité est quasiment en totalité décarbonée.
2- La PPE dont il est question porte sur l'ensemble des énergies et non sur la seule électricité. Est-il besoin de le rappeler ?
3- La dernière grande transition énergétique a été décidée par le Gouvernement dans les années 1974, lorsqu'il est apparu que nous dépendions essentiellement du pétrole et que la création de l'OPEP nous a fait prendre conscience de notre vulnérabilité à la fois sur les quantités livrées et sur les coûts des hydrocarbures.
La réponse de l'époque a consisté à remplacer le pétrole par du nucléaire dans la production d'électricité avec l'immense avantage de n'avoir à modifier que le parc de production d'électricité, tout restant à l'identique chez les consommateurs.
4- Si nous sommes conduits à refaire une transition énergétique, cela est dû tout simplement à la prise de conscience mondiale que les émissions de gaz à effet de serre et notamment les émissions de gaz carbonique augmentent la concentration de ce gaz dans l'atmosphère et qu'il en résulte une augmentation de la température moyenne du globe et un risque sérieux pour la population et la biodiversité mondiale.

PROGRAMMATION PLURIANNUELLE DES ENERGIES

1- OBJECTIF MAJEUR.
Dans une opération de cette importance, il ne peut y avoir qu'un seul objectif : Réduire d'un facteur 4 les émissions de gaz à effet de serre en 2050 par rapport aux émissions de 1990. Et c'est ce seul objectif qui doit nous guider et servir d'élément de mesure du bien fondé de notre choix de politique énergétique. L'empilement d'autres objectifs annexes n'apporte rien si ce n'est de la confusion.
Ensuite ce sont soit des moyens, soit des retombées que nous examinerons.
Réduire d'un facteur 4 nos émissions constitue l'engagement international de la France après le protocole de Kyoto, engagement renouvelé lors de la COP 21. Et la France doit respecter ses engagements internationaux si elle veut rester crédible.
Or non seulement nous ne sommes pas sur la bonne trajectoire mais d'après les chiffres du Ministère nos émissions ont légèrement augmenté en 2016 et 2017 malgré plus de 12 Mds d'€ (CSPE) engloutis dans les surcoûts liés aux électricités renouvelables intermittentes : éolienne et photovoltaïque.
Nous sommes donc engagés dans une politique erronée. Mais le plus sûr moyen de se tromper de solution consiste à se tromper de problème. L'électricité est déjà décarbonée et ne nécessite aucunement d'être remplacée par des électricités intermittentes décarbonées.
Pour réduire à coup sûr nos émissions de gaz carbonique, nous devons remplacer les énergies fossiles qui sont majoritaires dans le bilan énergétique français et qui sont les réelles sources d'émissions de gaz carbonique.

2- BILAN DES ENERGIES FINALES CONSOMMEES EN FRANCE.

D'après le document du Ministère : Chiffres clés de l'énergie 2016. Chiffres donnés en Mtep.
Nature énergies finales Mtep
Charbon 5,4
Produits pétroliers 73,1
Gaz 31
Total énergies carbonées 111,5 Mtep
Electricité (vecteur énergétique) 37,2
Energies renouvelables thermiques 15,5
Total énergies décarbonées 52,7 Mtep
TOTAL GENERAL 164,2 Mtep

D'après ce tableau très explicite du datalab du Ministère, la France de 2016 consomme 164,2 Mtep d'énergies finales avec globalement un ratio de 2 Mtep de combustibles carbonés pour 1 Mtep d'énergie décarbonée.
L'objectif 2050 est extrêmement simple, il faut inverser ce ratio avec 2 Mtep d'énergie décarbonée et 1 Mtep d'énergie carbonée.
Le scénario à développer est clairement celui donné par l'ONG « Sauvons le Climat » et qui porte le nom de Négatep. Il est disponible sur le site internet de « Sauvons le Climat »

3- LES ACTIONS A CONDUIRE.
3-1- LE BATIMENT.
Il consomme 46 % de l'énergie finale en France pour 27 millions de logements, dont 7 millions sont considérés comme des « passoires thermiques », et le tertiaire.
Ce sont ces 7 millions de logements « passoires thermiques » qu'il faut rénover énergétiquement en priorité et faire de cette opération un challenge national.
Le coût unitaire d'une rénovation énergétique sérieuse de ces logements est estimée par l'Adème entre 30 k€ et 40 k€.
RTE considère que l'ambition doit être de résorber ce stock en 10 ans et qu'il faut en rénover 700 000 par an, soit un volume financier compris entre 21 Mds d'€ et 28 Mds d'€ par an.
Inutile de dire que les occupants de ces logements sont la plupart du temps dans un état de grande pauvreté et en précarité énergétique. S'ils en sont les propriétaires, ils ne peuvent pas engager de telles dépenses et s'ils en sont locataires, les bailleurs ne peuvent pas non plus aller très loin car il n'y aura pas de retour sur investissement.
Il faut donc que l'Etat prenne cette opération en charge de façon vigoureuse. Il a l'appui de la Cour des Comptes qui vient de produire un rapport très intéressant, reconnaissant que ces aides sont très utiles.
Parallèlement, il faut revoir totalement la réglementation thermique 2012 qui donne priorité absolue au chauffage au gaz. La nouvelle réglementation thermique doit donner la priorité à la diminution des rejets de gaz à effet de serre.
3-2- LA MOBILITE.
Le parc de véhicules en France comptait au 1 janvier 2017
• 32,39 millions de véhicules particuliers soit 82,8 % du parc automobile.
• 6 millions de véhicules utilitaires légers (inférieurs à 5 tonnes)
• 0,75 millions d'autocars, autobus et véhicules industriels (supérieurs à 5 tonnes)

Ce parc avait un âge moyen de 8 ans.
La consommation des véhicules individuels est de 35 Mtep de carburant.
En faisant une approximation, on peut dire qu'un véhicule individuel consomme une tonne équivalent pétrole par an soit 1 Mtep pour 1 million de véhicules.
Le rendement moyen des moteurs thermiques est de 25 % à la roue.
Le rendement moyen d'un véhicule électrique est d'au moins 75 % à la roue.
Ce ratio montre qu'en remplaçant les véhicules thermiques par des véhicules électriques purs, ou hybrides rechargeables ou dotés d'un prolongateur d'autonomie, on divise par 3 l'énergie finale nécessaire à la mobilité individuelle et surtout on la remplace par de l'électricité décarbonée d'où des gains importants en rejet de gaz carbonique et des gains importants sur la pollution urbaine.
A noter également que la durabilité d'un moteur électrique est largement supérieure à celle d'un moteur thermique d'où des économies de matières premières.
Le Ministère de l'Environnement vise un arrêt complet de la fabrication et de l'achat des véhicules à moteur thermiques en 2040, dans 20 ans environ ce qui représente une grande mutation dans un temps relativement court.
Si nous voulons effectivement réaliser une économie substantielle de pétrole, il faut que le nouveau parc de véhicules individuels soit électrifié avec des batteries robustes, sûres devant le risque d'explosion, peu onéreuses, durables et entièrement recyclables.
Un million de véhicules individuels consomme 1 Mtep de carburants pétroliers. Avec les rendements améliorés des véhicules électriques, il faudra 0,33 Mtep d'électricité soit 3,5 TWh.
Les véhicules utilitaires légers doivent pouvoir être remplacés également par des véhicules électriques.
Les transports en commun par rail sont pratiquement entièrement électrifiés dans notre pays.
Les transports urbains sont assurés par des métros, des tramways et des trolleys donc électrifiés. Mais de nombreux bus thermiques sont encore utilisés dans les transports en commun urbains. Les collectivités devraient être incitées à les remplacer par des trolleys, matériels modernes très performants et ne nécessitant que des travaux légers d'infrastructures.
Restent les poids lourds et les bus inter-cités dont l'électrification n'apparaît pas simple bien que les constructeurs commencent à réaliser des prototypes. On pourrait imaginer les alimenter en biométhane.
3-3- LES ENERGIES RENOUVELABLES THERMIQUES UTILISEES SOUS FORME DE CHALEUR.
Ces ENRth comprennent :
- Le bois énergie,
- Les méthaniseurs,
- Les biocarburants de 2ème génération
- Le solaire thermique,
- Les pompes à chaleur.
Dans le dernier bilan énergétique du pays, elles ne représentent que 15,5 Mtep. Fait aggravant, elles ne progressent pas alors que notre pays dispose de réserves largement comparables à celles de l'Autriche.
Dans ce pays les énergies thermiques renouvelables sous forme de chaleur sont passées de 11 % du bilan en 2002 à 21 % du bilan énergétique de 2012.
Dans notre pays, avec une politique volontariste, nous pouvons passer de 15,5 Mtep à 30 Mtep en peu de temps.
Le bois énergie est sous exploité alors que la forêt s'étend d'année en année. Une meilleure exploitation et une meilleure utilisation dans des calorifères modernes peu polluant et à excellent rendement peut nous permettre de gagner facilement 10 Mtep. Et ce serait une revitalisation de territoires en déshérence avec des emplois non délocalisables.
La méthanisation regroupée autour d'un certain nombre d'exploitation pour exploiter les déchets de l'agriculture, les déjections animales, les boues des stations d'épuration, en est à ses balbutiements et commence à donner d'excellents résultats en biométhane.
Les biocarburants de 2ème génération que l'on peut produire à partir des constituants végétaux non alimentaires : pailles de céréales, résidus forestiers, etc. Cette ressource dite "ligno-cellulosique" représente un gisement de renouvelables beaucoup plus important que les ressources de la première génération et leur industrialisation est en cours. Ils peuvent être une ressource pour les véhicules poids lourds.
Le solaire thermique est sous employé dans la partie sud du pays pour la production d'eau chaude sanitaire alors que cette énergie est stockable contrairement au photovoltaïque.
Quant aux pompes à chaleur, elles présentent des rendements largement supérieurs à 200 %.
Ce sont des énergies renouvelables thermiques utilisées sous forme de chaleur qui représentent un gisement conséquent en France. En outre, ces énergies sont stockables.
Leur développement est générateur d'emplois dans les secteurs de l'agriculture et de l'élevage.
Il demande une politique bien construite avec les opérateurs et des aides peu couteuses pour le pays. Bien entendu, ces énergies doivent être utilisées sous forme de chaleur et non d'électricité qui divisera par 3 leur apport par la simple application du principe de Carnot. Ne recommençons pas l'expérience stupide de la centrale à biomasse de Gardanne.
Un gain de 15 à 20 Mtep est un objectif accessible en peu de temps. C'est un apport largement supérieur à celui des électricités renouvelables intermittentes. Et ce devrait être une préoccupation majeure du Syndicat des Energies Renouvelables (SER).
Hélas, elles ne sont presque pas abordées dans la LTECV.
3-4- LES ELECTRICITES RENOUVELABLES INTERMITTENTES.
Leur développement est ruineux pour le pays et n'apport quasiment rien. La Commission de Régulation de l'Energie fait chaque année le calcul de la Contribution au Service Public de l'Electricité.
Le communiqué de la CRE publié en juillet 2017 pour 2018 fait état d'une CSPE de 8 Mds d'€ en 2018 soit + 17 % par rapport à 2016.
70 % de ces 8 Mds d'€ soit 5,6 Mds d'€ sont consacrés aux surcouts des électricités renouvelables intermittentes.
En cumul depuis l'origine, ces ELRi ont coûté aux consommateurs plus de 32 Mds d'€. Ceci soit dans la CSPE qui apparaît dans la facture d'électricité avec un plafonnement à 22,5 ct d'€ hors taxe par kWh soit pour le reste dans les taxes sur les carburants.
Une remarque, tous les consommateurs d'énergie y sont assujettis y compris ceux qui sont en précarité énergétique.
Même si ces aides prenaient fin dès cette année, les contrats déjà signés nous amèneraient à une dépense globale de 100 Mds d'€. Soit deux fois le coût du grand carénage des réacteurs nucléaires.
Ces électricités ont de grands défauts :
- Elles ne sont pas stockables dans l'état actuel, (le seul stockage existant en France est celui des Stations de Transfert d'Electricité par Pompage (STEP) et représente un stock de 0,1 TWh alors que la consommation hivernale d'électricité atteint 2 TWh par jour). Aucune solution de stockage de masse de l'électricité à la fois économique et sûre n'existe dans le monde entier. Elles viennent donc perturber la production électrique des moyens traditionnels quand elles apparaissent.
- Il n'existe aucune base industrielle de fabrication de panneaux solaires en France et en Europe, et tous les panneaux installés viennent de Chine ; il n'existe aucune base industrielle de fabrication d'éoliennes en France. Nos éoliennes viennent d'Allemagne ou du Danemark. D'où une première conséquence, les emplois dans ces secteurs ne sont pas pérennes et disparaissent sitôt faits les travaux d'installation et la seconde conséquence est que la ponction financière opérée sur les consommateurs Français sert essentiellement les pays producteurs.
- Elles ne participent pas aux services du système électrique comme le réglage de fréquence et la puissance de court-circuit (puissance nécessaire pour démarrer un moteur électrique) qui ne peuvent être assurés que par les alternateurs traditionnels.
- Leur écoulement sur le réseau est prioritaire mais en raison de leur fluctuation rapide les opérateurs sont obligés de maintenir à une puissance suffisante les moyens de production mobilisables, ce qui conduit à des situations invraisemblables de prix de marché négatifs (on paie des consommateurs pour écouler le surplus). A notre connaissance, il s'agit du seul produit qui se trouve confronté à une telle situation alors qu'il s'agit d'un produit à très haute valeur ajoutée. Les Allemands ont ainsi connu en 2017, 119 jours ouvrables et 38 dimanches avec des prix négatifs avec un pic à -193 €/MWh.
Ce marché n'existe que parce qu'il permet des enrichissements rapides de certains opérateurs en prélevant des sommes non justifiées sur l'ensemble des consommateurs, y compris les plus démunis.
Il est temps d'y mettre fin tant que les opérateurs des ELRi n'apportent pas des capacités de stockage et ne vendent pas au prix du marché.
C'est un avis partagé par France Stratégie.
3-5- BILAN PREVISIONNEL DE RTE.
Ce bilan est bâti autour de 5 scénarios dont deux se placent résolument dans une perspective de sortie du nucléaire, ce qui n'est pas l'objectif de la LTECV.
Ces 5 scénarios ont repris en hypothèses les données de l'ADEME lesquelles sont celles de NEGAWATT.
Ces 5 scénarios conduisent à des inepties car aucun ne prend comme hypothèse une augmentation de la consommation d'électricité. Or la substitution de la mobilité thermique par de la mobilité électrique entraînera une augmentation des besoins en électricité. Par ailleurs tous les scénarios retenus entraînent à la fois une augmentation dus émissions de CO2 par le secteur de la production électrique, ce qui est contraire à l'objectif recherché, et nécessitent des recours plus importants aux importations alors que la tendance dans les pays adjacents est de baisser leur production.
Une étude de ce bilan prévisionnel a été faite et se trouve jointe au présent document.
3-6- ELECTRONUCLEAIRE.
Le parc actuel est la moitié environ d'une durée d'exploitation de 60 ans. Il est sûr et surveillé par l'Autorité de Sûreté Nucléaire la plus sévère au monde. Il est performant et en grande partie amorti. Il est non émetteur de gaz à effet de serre. Il produit un kWh bon marché. Et il est largement créateur d'emplois de haut niveau car toute la valeur ajoutée est faite en France. Compte tenu des autres priorités, il ne faut surtout pas y toucher.

4- CONCLUSIONS.
La Programmation pluriannuelle des énergies doit avoir un seul objectif, celui de la division par 4 de nos émissions de gaz à effet de serre en 2050 par rapport à 1990.
Nous ne sommes pas sur la bonne trajectoire qui voudrait que l'on passe au moins par une division par 2,5 en 2030 sachant que ce sont toujours les dernières tonnes de GES qui sont les plus difficiles à annuler.
Pour cela, il faut passer dans notre consommation d'énergie finale de la proportion de 2 Mtep d'énergies carbonées pour 1 Mtep d'énergies décarbonées à l'inverse soit 2 Mtep d'énergies décarbonées pour 1 Mtep d'énergies carbonées.
Il y a donc deux impératifs :
1- La rénovation énergétique d'une grande partie du parc de logements et du tertiaire,
2- Le passage à la mobilité électrique d'une grande partie de la mobilité thermique.
L'exemple de la Suède est fort intéressant en ce sens qu'elle a pratiquement rénové son parc de logements en 10 ans et qu'elle est le pays qui s'est le plus équipé en pompes à chaleur.
Si l'on veut donner la priorité à la rénovation énergétique et aux énergies renouvelables thermiques, la France ne peut plus se ruiner en soutien aux éoliennes et au photovoltaïque ainsi qu'en démolition de son parc électronucléaire.
L'exemple à suivre est celui qui nous est donné par la Suède où les rejets de CO2 par habitants sont comparables aux nôtres et surtout pas celui de l'Allemagne dont la transition énergétique est un échec patent.
GOUVERNER C'EST CHOISIR

Avis n°227
Ajouté par Jean-Louis GABY (TORTEZAIS), le 14/04/2018

Une installation photovoltaïque de 3 kWc / 20 m2 à moins de 9000 € permet de fournir l’électricité annuelle permettant en France de parcourir environ 20000 km/an avec une voiture électrique, et ainsi de remplacer en 30 ans environ 30000 litres de carburant. Par ailleurs, la production mondiale annuelle d’électricité photovoltaïque est supérieure à celle nécessaire pour réaliser les nouvelles installations. Globalement, le bilan CO2 d’une installation photovoltaïque est donc positif. Aussi, pour réduire nos émissions de CO2, il est très important de promouvoir la voiture électrique associée à une installation photovoltaïque chez le particulier ou dans une installation déportée de grande taille.

Avis n°222
Ajouté par jean-marc GINESTE (Biarritz), le 13/04/2018

Prendre des mesures, pour arrêter ces transferts délirants dans nombre de villes entre maison et travail. Le lieu de travail étant souvent à l'opposé du lieux d'habitation. Cela génère pollution, gaspillage énergétique, investissement de transport en commun pharaonique et perte de temps pour tout le monde. Parmi les mesures, impopulaires, il y a les péages urbains. Pourquoi pas une prime ou un allégement de taxes pour les employeurs qui recrutent près de chez eux. Faire payer les transports en commun en fonction de la distance parcourue. Réserver du foncier pour du logement près des zones d'emplois. Imposer un km maximum pour le trajet logement travail.

Avis n°211
Ajouté par Emmanuel HOURDEQUIN (Saint Sébastien Sur Loire), le 12/04/2018

Cela fait bientôt 6 ans que l'OMS nous dit que le diesel est cancérogène certain et rien ne bouge.
Pourtant, entre-temps, il y a eu le diesel-gate prouvant que les constructeurs automobiles trichent sur les émissions toxiques des moteurs thermiques (y-compris essence avec les particules fines des moteurs à injection directe https://science-environnement.com/pollutions-environnementales/particule...). Pourtant l'Etat ne fait rien pour lutter contre la pollution de l'air en ville et pour lutter contre les triches de nos champions nationaux (http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/08/23/pollution-automobile-l...).
Qu'est-ce qu'on attend pour sauver des vies en prenant les mesures qui s'imposent ? Ne rien faire est criminel, laisser faire est une complicité de crimes : crime contre la santé publique, crime contre l'humanité, crime environnemental (https://fr.wikipedia.org/wiki/Crime_environnemental).
Les problèmes posés par une telle négligence de la part de l'Etat (http://www.liberation.fr/planete/2017/06/21/pollution-de-l-air-l-etat-pl...) ont de nombreuses répercussions négatives (cercle vicieux) sur nos mentalités. On devient résignés en nous faisant accepter l'inacceptable (il faut bien mourir de quelque chose, et de toutes façons, nous n'avons pas le choix, il n'y a pas d'autre solution) or, notre devoir de citoyen est de nous indigner (https://fr.wikipedia.org/wiki/Indignez-vous_!) afin de défendre notre droit à un air sain, à une alimentation saine et à une eau saine.
Par exemple, les prix des énergies (et les soit-disant experts ne jurent que par eux) n'intègrent pas les externalités négatives (pour suivre la soit-disant "logique" de la loi du marché donc de l'offre et de la demande - comme si ce marché était "intelligent" - alors qu'il est incapable de faire la distinction entre le sale et le propre en prenant en compte l'empoisonnement potentiel des populations car c'est beaucoup trop "compliqué" pour lui).
Par conséquent, tous les chiffres donnés (et plus particulièrement les prix) ne veulent rien dire, sont biaisés, irresponsables et faussent le jeu plutôt que de l'éclaircir. Cette incomplétude (délibérément ?) mensongère (refus de s'occuper dès aujourd'hui des externalités négatives de demain) conduit à des résultats de modèles RTE et à des conclusions insignifiantes et insensées risquant de nous faire prendre des mauvaises décisions en utilisant des fausse bonnes solutions (présentées comme telles), donc, au final, des mauvaises solutions au détriment des bonnes (ou fausses mauvaises solutions car présentées comme telles).
Il faut sortir du mensonge et de la politique de l'autruche et se retrousser les manches pour sauver le plus grand nombre de vies possible. C'est cela l'essentiel : la vie vaut plus que l'argent et que le profit.

Avis n°201
Ajouté par Sylvie OLLIVIER (Paris), le 10/04/2018

Notre époque, nous dit-on, se préoccupe d'écologie, notre président se veut d'ailleurs un ardent défenseur du climat et donc, dans cet esprit, on a supprimé les trains de nuit avec pour alternative l'avion ou le bus. Que faut-il comprendre ? Nous avons en France un savoir faire dans le ferroviaire. Pourquoi ne pas être innovateur dans la construction d'une nouvelle génération de wagons de nuit moins coûteux à entretenir, plus sains grâce aux nouveaux matériaux (fruits d'une innovation souvent française) ? Le marché du train de nuit existe, on ne peut pas installer des LGV partout et le train permet de desservir plusieurs territoires à la fois alors que l'avion relie un point A à un point B avec souvent un parcours du combattant pour aller ou quitter A et B. Que dire du développement du bus, il n'est plus diesel donc dangereux depuis qu'il est équipé du WIFI ?

Avis n°21
Ajouté par Yanis BENEKAA (Montpellier), le 20/03/2018

Actuellement en 2018 et ce depuis plusieurs décennies, il y a une quasi prédominance des véhicules auto et moto tous territoires confondus avec les conséquences graves sur la santé, l'environnement et l'économie (perte de temps dans les embouteillages). Nous devons développer de manière accélérée les transports de type tramway, métro et TER sur tout le territoire national et rénover les lignes SNCF qui en ont besoin au lieu de tout miser sur le TGV. Aussi, les infrastructures routières telles que les itinéraires de contournement urbain comme il en existe devraient être regardées de près car souvent les embouteillages sont générés du fait qu'il n'y a pas souvent d'alternatives à la traversée dans la ville-centre pour arriver à une destination extra-urbaine. Les citoyens doivent être concertés localement sur les projets d'infrastructures routières et ferroviaires et nous pourrons, je l'espère, régler cette problématique des transports au quotidien.

Avis n°155
Ajouté par Emmanuel HOURDEQUIN (Saint Sébastien Sur Loire), le 02/04/2018

Il faut absolument taxer le kérosène pour qu'un billet d'avion (Nantes-Toulouse par exemple) ne coûte pas moins cher qu'un billet de train alors qu'il pollue 35 fois plus par passager. Il faudrait logiquement que le billet d'avion Nantes-Toulouse coûte 35 fois plus cher que le billet de train Nantes-Toulouse. Sinon, c'est du dumping environnemental et social et c'est contraire à la lutte contre le réchauffement climatique.
Les avions font beaucoup trop de bruit et beaucoup trop de nuisances. Le trafic aérien est équivalent à un pays comme l'Allemagne par rapport à l'impact sur le réchauffement climatique.
Il faut respecter les populations souffrant directement de ces nuisances. Les infliger devrait être puni par la loi car la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres.
En taxant très lourdement ces vols intérieurs, seuls les très riches et très pressés prendraient l'avion et les autres prendraient le train, ce qui mettrait un sérieux coup de frein à l'augmentation exponentielle du trafic aérien qui est complètement absurde sinon criminelle.
Cette manne financière permettrait de développer la SNCF avec toutes ses petites lignes de train. Cela préserverait l'emploi et le statut de cheminot (n'étant d'ailleurs absolument pas à l'origine de ses problèmes venant des mauvaises décisions des politiques pour des raisons idéologiques) à la SNCF ainsi que les emplois et les salaires à la compagnie Air France, vampirisée par les compagnies low cost.
Ces dernières sont un exemple type de dumping social et environnemental privilégiant les intérêts privés, supra-nationaux (paradis fiscaux) aux intérêts collectifs des français (emplois, salaires, santé, services publics, lutte contre le réchauffement climatique, donc contre les risques d'inondations et de catastrophes soit-disant « naturelles »).
Le refus de la fiscalité écologique et du principe pollueur-payeur est une fuite en avant typique du libéralisme sauvage mettant le profit immédiat et l'argent (sale et facile) obtenu grâce à une croissance infinie de la consommation d'énergies sales dans un monde fini au centre du système. C'est pourtant l'humain qui devrait être au centre du système. Le bonheur, ce n'est pas d'avoir plus en polluant plus et en détruisant tout mais d'être mieux, plus heureux et plus libre en polluant moins et en respectant mieux notre santé et notre biodiversité en consommant moins et mieux (ce que l'on appelle la sobriété heureuse avec le bio et la lutte contre les herbicides – pesticides – engrais chimiques, le circuit court, les énergies à 100 % renouvelables, bref, un véritable changement de paradigme).

Avis n°180
Ajouté par Christophe LARROQUE (Reims), le 05/04/2018

Je me déplace pour des raisons professionnelles de Reims à Nice régulièrement. Jusqu'au début des années 2000, un train de nuit nous permettait de faire ce voyage direct (2 wagons partant de Reims étaient raccrochés à Culmont-Chalindrey au train Paris-Nice). Après la suppression de ce train (que la SNCF avait laissé se dégrader), il a fallu passer par Paris avec changement de gare mais le trajet de nuit était toujours possible. La suppression du train de nuit Paris-Nice oblige maintenant à prendre des trains de jour qui mettent entre 7h et 9h pour faire ce trajet. Ce qui revient à perdre une journée de travail. Je suis donc maintenant obligé de prendre l'avion ce qui est une absurdité économique et écologique. Il faut absolument rétablir ces trains de nuit qui permettent de relier des portions du territoire de bien meilleure façon que les trains de jour.

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