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Le forum de discussion

Du 19 mars au 30 juin 2018, ce forum permet à chacun de donner son avis sur la PPE ou sur le débat public lui-même. Tous les avis sont rendus publics et ouverts aux commentaires. Ils seront pris en compte par la commission lors de la rédaction du compte rendu du débat.

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Avis n°529
Ajouté par Michel LéGER (43100 Paulhac), le 30/06/2018

Dans le questionnaire, il est dommage que le solaire thermique n'apparaisse pas pour chauffer les bâtiments.

Avis n°561
Ajouté par CLAUDE BERTSCH (Augny), le 30/06/2018

L'hydrogène naturel doit être recherché comme au Mali où il est déjà utilisé ; de grands doutes de possibilité existent dans la faille Armoricaine ; son autre production doit être mise en œuvre via l'ensemble des ENR ainsi que la methanation les constructeur français doivent mettre sur le marché pour le public les voitures électriques à hydrogène via la pile à combustible, le train à H² doit remplacer sur les lignes non électrifies les trains à gazole (fabriquè par ALSTOM) pourquoi nous sommes si frileux à faire cette 3ème révolution industrielle quand tout est prêt ? Et abandonner définitivement les énergies fossiles, huile de palme et nucléaire. Autre proposition les micros-algues peuvent également apporter en partie une réponse à l'apport de carburant à la place de l'huile de palme solution que Total aurait pu choisir sur son usine de Mede. Autre orientation : faire du solaire thermique une filière de long terme, si chaque foyer était équipé d'un chauffe-eau solaire, c'est 2 à 3 tranches nucléaire qui seraient substituées.

Avis n°530
Ajouté par Joël GUERRY (Ambérieu en Bugey), le 30/06/2018

Soumettre la PPE à un débat public était une bonne initiative, mais je constate que ce débat est resté confidentiel. Dans le département de l'Ain, il n'y a quasiment pas eu d'article de presse sur ce débat dans les grands quotidiens et dans les journaux hebdomadaires (Voix de l'Ain, Journal du Bugey, …). De ce fait, la population n'a pas été informée et ne s'est pas mobilisée pour ce débat. Une seule réunion labélisée a par ailleurs été organisée par l'ALEC 01 à Montrevel en Bresse. Certes le fichier de cette agence locale de l'énergie a permis de réunir 102 personnes, mais le sujet était très limité, puisqu'il s'agissait de la présentation de la construction d'éoliennes, d'une installation de biogaz et de projets citoyens photovoltaïques. Le compte-­‐rendu de cette réunion ne fait aucun état de mon intervention précisant que le gouvernement s'orientait vers une conservation de beaucoup de nucléaire, vers le développement des énergies renouvelables principalement pour exporter en Europe et de mon conseil pour le questionnaire de cocher la case pour le respect de la loi TECV à l'échéance 2025. Ce débat, qui n'a pas su mobiliser les populations, a, par contre été très investi par les travailleurs du nucléaire. En effet les entreprises de ce secteur (EDF, ORANO, …) ont appelé leurs employés à soutenir la filière nucléaire (et donc le report de l'échéance de 2025 à 2035 et plus). Chez ORANO, d'après des informations que j'ai eu, il ne s'agissait pas d'une simple information, mais plutôt d'une injonction avec menace sur l'emploi à la clé. La CNDP a sans doute manqué de moyen pour faire mieux connaître ce débat au public, mais la conséquence est un débat tronqué et monopolisé par une catégorie professionnelle au dépens du public.

Ce débat était par ailleurs très orienté par le gouvernement avec la limitation des discussions aux deux scénarios de RTE conservant le plus de réacteurs nucléaires (Volt et Ampère) et donc l'exclusion du scénario Watt. Sans le dire, il s'agissait d'une orientation très pro-­‐nucléaire et d'une négation de la loi TECV.

Personnellement j'avais écrit à M. Hulot le 17 novembre, dès la sortie du rapport RTE et suite à l'annonce du report de l'échéance de 2025. Ce courrier est toujours sans réponse ce qui montre bien le peu d'intérêt que le Ministre porte aux citoyens. Dans ce courrier, je défendais le scénario Watt, mais ce n'est pas le choix du Ministre.

On nous impose donc deux scénarios qui, en 2035, auront encore respectivement 48 (Volt) et 41 (Ampère) vieux réacteurs en fonctionnement sur les 58 actuels. A cette échéance, avec des réacteurs très vieillissants (entre 50 et 60 ans), le parc électrique de la France se trouvent dans un mauvais état et le gouvernement ne dit rien sur ce qui va remplacer les vieux réacteurs. Mais il est quasi certain que dans notre pays, le gouvernement n'a aucun pouvoir en matière de production électrique et que c'est EDF et le lobby nucléaire qui tiennent la plume. Le PDG d'EDF ne se gène pas pour déclarer en plein débat public qu'il ne fermera aucun réacteur nucléaire d'ici 2028 (sauf Fessenheim lorsque l'EPR de Flamanville démarrera). Il souhaite aussi lancer rapidement la construction de nouveaux EPR et c'est là qu'on comprend le non dit de la PPE. Dès 2020, il sera prévu la construction de nombreux EPR pour des mises en service vers 2028 / 2030 avec en 2035 environ 29 EPR remplaçant les 48 vieux réacteurs pour le scénario Volt et 25 EPR pour les 41 vieux réacteurs du scénario Ampère.

Tout ceci me fait craindre que ce débat public n'était qu'une mascarade d'autant le projet de PPE sera établi avant même d'avoir le rapport du débat public et ses conclusions.

Depuis de nombreuses années notre pays n'a pas de politique énergétique. Pour la production électrique, les réacteurs nucléaires construit dans les années 75 à 90 ont vieilli et rien n'a été fait pour leur remplacement future, sachant qu'il aurait fallu lancer la construction de nouveaux réacteurs  dès les années 2005 / 2010 pour remplacer les nombreux réacteurs qui vont arriver à 40 années de fonctionnement. Le remplacement aurait aussi pu être fait avec les énergies renouvelables, mais notre pays à plus fait du "greenwashing" que du développement pour ces énergies. Nous avons donc pris un énorme retard pour toutes les énergies renouvelables par rapport à la plupart de nos voisins européens et notre industrie en a souffert puisque les industriels de ce secteur n'ont pas bénéficiés d'un marché en France permettant leur développement et leur expansion vers l'exportation.

La loi TECV devait améliorer cette situation, mais la première PPE qui a éclipsé le nucléaire, n'a fait que continuer dans le faible développement des énergies renouvelables. Aujourd'hui, cette loi toute récente (août 2015) est remise en cause vis à vis du nucléaire et veut repousser les échéances. Pourtant, il y a incompatibilité entre nucléaire et énergies renouvelables, ces dernières ne pouvant être que développées faiblement en présence d'un important parc nucléaire. Les scénarios Volt et Ampère en sont l’illustration puisque pour respecter les objectifs de la loi TECV en matière d'électricité renouvelable, il faut exporter abondamment, du fait que le nucléaire ne permet que de lentes et faibles modulations (voir pas du tout pour les réacteurs dont les aciers sont fragilisés par des défauts de carbone et autre).

Le choix du gouvernement conduit notre pays dans une impasse énergétique qui aura pour conséquence à moyen terme une électricité nettement plus coûteuse que chez nos voisins européens, puisque les énergies renouvelables telles que l'éolien terrestre et le photovoltaïque au sol (moins de 60 €/MWh) sont déjà un peu moins coûteuses que l'électricité nucléaire des vieux réacteurs après "grand carénage" (55 à 70 €/MWh voir plus) et nettement moins que celle des nouveaux EPR (100 €/MWh et plus).

Par conséquent le choix le plus raisonnable pour notre pays est une sortie du nucléaire avec le scénario Watt qui ne prolonge aucun réacteur au delà de l'échéance de la 4ème visite décennale. Certes ce scénario demande un très fort développement des énergies renouvelables (mais dans les années 1980, sur 10 années, on a bien mis en service plus de 4 réacteurs nucléaires par an), mais il a l'avantage d'éviter les coûts du "grand carénage" et consacrant cet argent aux énergies renouvelables. Actuellement EDF qui est très endettée et au bord de la faillite, veut développer les énergies renouvelables et le stockage, grand caréner ses 58 vieux réacteurs et lancer un très important programme de construction d'EPR. Cette entreprise est la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf. Il serait bien qu'une analyse économique détaillée et indépendante soit rapidement conduite en parallèle au projet de PPE du gouvernement. Dans la pratique, EDF se trompe toujours très fortement sur les coûts (exemple EPR de Flamanville de 3,3 Md€ à 10,5 Md€ et déjà des dérives à Hinkley Point).

Le scénario Watt a aussi l'avantage qu'en 2035, la production électrique a été remplacée à plus de 85 % par des installations récentes constituées de quelques centrales gaz et d'une majorité d'installations d'énergies renouvelables. Nous avons une vision assez claire de la production électrique passé cette date de 2035 contrairement aux scénarios Volt et Ampère.

Ce débat public sur la PPE est resté focalisé sur la production électrique, alors que les émissions de gaz à effet de serre de notre pays ne sont que de 22 Mtéq CO2/an pour l'électricité et 441 Mtéq CO2/an pour le reste. La priorité est donc de faire baisser le reste et la PPE est bien vague à ce sujet. Il n'est pas fondamental de faire baisser les 22 Mtéq CO2/an de l'électricité et il est même tout à fait acceptable d'avoir 10 Mtéq CO2/an avec le scénario Watt si on divise par deux les 441 Mtéq CO2/an du reste.

Le questionnaire du débat montre bien cette focalisation et le manque de connaissance des rédacteurs de ce questionnaire. Je prends pour exemple la question 5 du chauffage à propos de la réglementation des bâtiments. Elle est très incomplète en oubliant le chauffage solaire (et l'eau chaude solaire) et pour les pompes à chaleur, elle ne fait pas de distinction selon les sources (air, eau, sol, …). Actuellement le marché dominant est les pompes à chaleur aérothermique (sur l'air). Ce type de pompe à chaleur n'est qu'un chauffage électrique légèrement amélioré par rapport à des convecteurs, mais lors des grands froids, les appels de puissance sont exponentiels (et non linéaire comme avec les convecteurs). Ce type de pompe à chaleur ne devrait pas être promu comme une énergie renouvelable, idem pour les chauffe-­‐eau thermodynamique qui ont tué le marché de l'eau chaude solaire, en particulier sur les maisons individuelles où la réglementation 2012 imposait une énergie renouvelable. Il fallait bien sûr simplifier, mais il faudra aussi relativiser les résultats compte tenu de l'absence de précision sur le type de pompe à chaleur et sur le fait que ce type de chauffage aérothermique bénéficie d'une très importante publicité qui fait que beaucoup de gens en ont entendu parlé et pense que c'est bien. En pratique cette question sur la réglementation thermique aurait dû donner des nouvelles de la future réglementation thermique qui prévoit en 2020 que toutes les constructions seront à énergie positive : est-­‐elle toujours d'actualité ? qu'en pense les gens ? Ce qui importe n'est pas le mode de chauffage et aucun ne devrait être favorisé, sauf les modes électriques qui devraient être interdits compte tenu des problèmes de pointe en hiver (particularité française). Le plus important est le niveau d'isolation et de performance énergétique des bâtiments : maison BBC, maison passive, maison à énergie positive, … On aurait aussi aimer avoir des informations sur une future réglementation plus exigeante pour les bâtiments résidentiels et tertiaires existants. En fait cette question 5 était très orientée pour mettre en avant un chauffage électrique même s'il est avec une pompe à chaleur.

La question 6 qui cite les différentes énergies renouvelables, comporte aussi un énorme oubli : l'énergie solaire thermique qui traduit bien le manque de connaissance des rédacteurs de ce questionnaire. C'est une énergie renouvelable qui est actuellement en régression en France et qui aurait réellement besoin d'un fort soutien, plusieurs industriels français ayant récemment fait faillite.

Avis n°487
Ajouté par Henri PRéVOT (Paris), le 25/06/2018

L'actualité nous interpelle au bon moment, alors que se termine ce débat sur notre politique de l'énergie. Pour aider à diminuer la pression migratoire, ne gaspillons pas huit milliards d'euros par an en réduisant la part du nucléaire ; finançons dans les pays du Sahel du photovoltaïque et des batteries qui seront fabriqués en France. Nous pourrons alors être fiers de notre politique de l'énergie.

Nous pourrons sans doute accueillir plus de migrants qu'aujourd'hui mais il est sûr que nous devrons empêcher d'entrer chez nous la plupart de ceux qui voudraient venir ; s'ils insistent, nous serons obligés d'être désagréables et parfois méchants. Nous pouvons nous voiler la face. Mais la seule façon de pouvoir nous regarder dans la glace est d'aider au développement économique et social des pays d'émigration. Or ils ont besoin d'électricité ! Et la plupart d'entre eux ont du soleil ou du vent et pas de nucléaire ni de réseau électrique. Ici, en France métropolitaine, même après la très forte baisse de coût des éoliennes et du photovoltaïque que prévoit RTE, réduire à 50 % la part de nucléaire obligerait à dépenser chaque année 7 à 10 milliards d'euros par an de plus que si nous n'arrêtons aucun réacteur nucléaire en état de fonctionner. Et cela sans diminuer les émissions de CO2 ! Je l'ai démontré au cours de ce débat sur la PPE et j'ai mis à la disposition de tout le monde le moyen de le contrôler. Si l'on conserve notre potentiel nucléaire et si l'on utilisait une somme de 8 milliards d'euros par an à installer du photovoltaïque par exemple dans les pays du Sahel, cela produirait une quantité d'électricité égale à la moitié de la consommation française et éviterait l'équivalent de la moitié des émissions de CO2 dues à notre consommation d'énergie ! Si l'on est attaché à réduire les émissions de CO2, soucieux du développement des pays pauvres, préoccupé ou même effrayé par la pression de l'immigration et meurtri d'être dans l'obligation de refouler ceux qui nous font confiance et veulent venir chez nous, il est impossible de considérer notre politique de l'énergie avec des œillères ! Pourtant on me dit : « tu ne convaincras pas les Français d'investir 8 milliards par an en Afrique ». Bon ! Sur les 8 milliards par an économisés en n'arrêtant aucun réacteur nucléaire en état de fonctionner, employons 5 milliards pour les hôpitaux ou pour la justice par exemple et consacrons 3 milliards par an à installer du photovoltaïque dans des pays en développement ensoleillés. De plus, pour achever de convaincre nos concitoyens, rappelons qu'il sera possible de demander que cette aide finance l'achat d'équipements produits en France : cela ouvrirait un marché à notre industrie pour livrer des ensembles de photovoltaïque et de batteries, ce qui serait réellement créateur d'emplois(1). Le CO2 ne connaît pas de frontières. Nous serons utiles au monde entier en ne gaspillant pas 8 milliards d'euros par an mais en tirant au mieux parti du nucléaire, puisque nous le maîtrisons, et en installant du photovoltaïque là où il y de gros besoins d'électricité, beaucoup de soleil et pas de nucléaire. En cela nous pourrons être fiers de notre politique de l'énergie.

(1) alors que les prétendues créations d'emplois dues aux énergies renouvelables sont une plaisanterie : si l'électricité coûte plus cher avec 50% nucléaire qu'avec 75 %, il faudra plus d'emplois pour la produire mais les consommateurs auront moins d'argent pour faire des achats qui, eux, sont créateurs d'emplois.

Avis n°560
Ajouté par jean-luc BESANçON (grenoble), le 30/06/2018

Dans les grandes villes les collectivités locales font gaspiller le carburant des automobilistes en provoquant de plus en plus d'embouteillages (qui causent un doublement à triplement de la consommation au km embouteillé) en plus de réduire les vitesses ce qui augmente aussi la consommation. Chaque voiture circulant consomme et aussi pollue beaucoup plus. Ils poussent ainsi les habitants des villes à devenir captifs des transports en commun (ce qui pourrit leur vie car les TC sont généralement moins adaptés à leurs déplacements que la voiture sinon ils auraient usés des transports en commun auparavant). Ce sont très souvent des bus qui consomment plus de carburant par passager*km que la voiture, comme les bus à gaz et diesels de l'agglomération grenobloise. Les transports en commun sont aussi beaucoup plus coûteux, par exemple en 2010 dans l'agglomération grenobloise environ 0,80 euros HT par passager*km contre 0,22 euros HT par passager*km en voiture, y compris le coût de leur voirie, accidents, CO2, bruit et pollution (données du Compte Déplacements corrigées 2014). L'argent public et privé gaspillé dans ces transports en commun inefficaces manque pour réaliser les investissements utiles tels que des isolations et des véhicules énergétiquement plus efficaces, et aussi pour diminuer le chômage et la précarité économique de nombreux Français. Il est nécessaire et urgent que ces politiques clientélistes, nuisibles au bonheur des habitants et à l'environnement soient corrigées.

Avis n°554
Ajouté par jean-luc BESANçON (grenoble), le 30/06/2018

On constate qu'en France les éoliennes et panneaux solaires remplissent surtout une mission d'enrichir les chasseurs de subventions et les sociétés et importateurs étrangers aux dépens de l'emploi et du budget de dizaines de millions de Français qui payent des milliards plus cher pour une électricité moins utilisable et moins fiable qu'avant. De plus d'innombrables Français ont été arnaqués par les vendeurs et installateurs de panneaux ou d'éoliennes légères et leur environnement est de plus en plus défiguré de toutes parts par les éoliennes géantes. Empêcher l'exploitation des citoyens, des contribuables et des clients d'EDF (principalement) par ces activités et préserver nos paysages de ces activités, est nécessaire pour éviter que les Français ne soient dégoûtés d'améliorer l'efficacité énergétique.

Avis n°553
Ajouté par jean-luc BESANçON (grenoble), le 30/06/2018

La plus grosse émission de gaz à effet de serre provoquée par les Français ne vient pas de ce qui est émis par une quelconque des activités françaises (travaux publics, construction, transports individuels ou collectifs...), mais des importations que nous achetons en masse de plus en plus grande (voir Les émissions de CO2 du circuit économique en France ; ce qui est importé provoque beaucoup plus d'émissions que l'équivalent produit en France, un petit peu à cause du transport des importations, mais surtout et de loin, par les manières plus émettrices de CO2 (et divers polluants) de produire qui ont cours dans presque tous les autres pays de la planète, en particulier la Chine et l'Allemagne. Il n'y a pas de barrière à nos frontières pour arrêter le surcroît de CO2 dû à ces importations aggravant le réchauffement climatique ; malheureusement elles sont favorisées par les politiques économiques de porte ouverte aux importations menées par l'Union Européenne, en attendant les morts supplémentaires que pourrait provoquer. Contrairement aux autres émissions de gaz à effet de serre, qui diminuent en France, celles causées par ces importations augmentent : plus de 200 millions de tonnes par an, qui s'accumulent. Une relocalisation en France de beaucoup de productions et une alimentation en énergie décarbonée efficace et bon marché (donc pas éolienne ni photovoltaïque) est la condition nécessaire pour diminuer ces émissions.

Avis n°552
Ajouté par jean-luc BESANçON (grenoble), le 30/06/2018

Les opposants aux centrales nucléaires, qui terrorisent les gens à leur propos, terreur ayant pour effet de couler les économies qui ne respecteraient pas leur idéologie anti nucléaire.
Par exemple en rappelant le problème des déchets de très longue vie et de forte radioactivité laissés aux futures générations et poussant à des dépenses insensées (par exemple des milliards dépensés pour les déchets à très faible radioactivité), sans signaler que les autres solutions économiquement efficaces disponibles pour la France ressemblent au mix électrique allemand (charbon-éolien-photovoltaïque ), qui laisse aux générations futures des milliers de tonnes de métaux lourds pour beaucoup plus longtemps, et même des métaux radioactifs en masse dans leurs cendres.
Par exemple leurs déclarations sur l'accident du Japon (Fukushima), sans rappeler qu'il n'y a pas encore de mort par la radioactivité de la centrale et alors qu'il y a déjà eu 2000 morts supplémentaires à cause des discours antinucléaires, qui ont tellement terrorisé :
-- que des personnels de santé ont abandonné les blessés et malades,
-- que les autorités ont évacués des gens sans précautions, puis les ont interdits de retour des années,..., réduisant à la pauvreté et parfois au suicide les habitants,
-- que les habitants sont stressés au delà de la raison par la peur instillée par les anti nucléaires, pour un accident qui causera peut-être quelques dizaines de morts par radiations étalés sur de nombreuses années (et 1000 fois moins que le tsunami qu'ils ont subi), ou moins s'il y a un effet de seuil sous lequel la radioactivité ne dégrade pas la santé. Alors que le mix électrique allemand charbon-éolien-photovoltaïque fait chaque année cent fois plus de morts.
Le tsunami a fait 1000 fois plus de morts, a stérilisé pour longtemps par le sel des centaines de km² de terres, a créé 20 millions de tonnes de débris qui polluent pour longtemps l'océan Pacifique, avec des plastiques, objets dangereux et métaux lourds qui dureront plus longtemps que les déchets radioactifs. Pour que les débris et dégâts du tsunami soient réduits au même niveau d'innocuité que ceux de Fukushima, le PIB du Japon ne suffirait pas. Les anti nucléaires font 2 poids 2 mesures, les dégâts et morts du tsunami ne comptent pas de la même manière pour eux.
Ils sabotent ainsi le débat sur la politique énergétique et nuisent fortement à la France en poussant à des mesures coûteuses génératrices de chômage et pauvreté, donc en faisant mourir prématurément de nombreux Français (le chômage cause déjà une quinzaine de milliers de morts supplémentaires par an d'après une grosse étude INSERM).

Avis n°456
Ajouté par Sarah LENOIR (Noisy-le-Grand), le 19/06/2018

Pour une fois, les évolutions en France, en Europe et dans le monde se rejoignent sur un point : la demande en électricité va augmenter. C'est un fait qui se constate déjà et qui ne s'arrêtera pas. Cela m'inspire deux choses :
- Il faudra compter sur le plus grand nombre possible de sources d'énergies et donc les énergies renouvelables seront plus que les bienvenues. Aussi petite soit-elle, il ne faudra faire aucune impasse malgré un développement technique souvent long et coûteux.
- Il faudra aussi compter sur le nucléaire qui reste la première source d'énergie en France. Elle est bien maîtrisée, abondante et permet de s'éclairer et de se chauffer à un moindre coût (cf comparaison avec l'Allemagne par exemple).
Le nucléaire va encore rendre de fiers services et permettra de produire plus pour répondre à des besoins plus grands. Une fois la maturité des énergies renouvelables atteintes, le nucléaire diminuera sans secousse et sans cri.

Avis n°558
Ajouté par jean-jacques LABAT (Arradon), le 30/06/2018

Objet : installation d’hydroliennes dans le golfe du Morbihan

Le progrès en matière de technologie repose sur un fonctionnement pyramidal.
A la base de la pyramide, des idées innovantes. Au sommet, un équipement performant , pérenne, économiquement rentable et socialement acceptable, conciliable avec les autres usages en un mot pertinent.Entre la base et le sommet, des étapes successives à accomplir :analyse de projets homologues, causes des succès et/ou des échecs, études de faisabilité et d’impact, analyse des bénéfices et inconvénients, réalisation d’un pilote puis développement.
Il importe de valider chaque étape, faute de quoi on s’expose à de grandes déconvenues : échec technologique sévère, cohabitation inter-usages très conflictuelle, coûts exorbitants et gâchis financier, perte de temps et d’énergie au détriment d’autres projets, etc…
S’agissant d’installer des hydroliennes dans le Golfe du Morbihan, il importe en premier lieu de tirer toutes les conséquences des difficultés non résolues et des échecs constatés un peu partout sur la planète, et d’en analyser les causes. Le risque est grand , dans ce type de projet dont l’idée sur le papier était séduisante, d’entretenir en la matière une sorte de déni. L’étude d’impact relative à ce projet n’est pas en mesure de conclure sur l’impact faune piscicole ou céphalopodes ; nous ne disposons pas d’état initial en la matière et pas de moyens d’évaluer quoi que ce soit dans ce domaine.
Le problème des contraintes de maintenance de tels équipements au milieu d’un véritable couloir d’autoroute pour la navigation se doit d’être abordé et résolu , dans un secteur où la fréquentation est telle que tout mouillage y est interdit.
Par ailleurs, il importe de prendre acte avant toute expérimentation in situ, des contraintes rédhibitoires qui ont fait capoter les implantations d’hydroliennes en Bretagne , en Ecosse, au Canada, en Scandinavie,…Ce sont des contraintes physiques (usure accélérée), chimiques (corrosion), biologiques( colonisation surfacique), etc…Au fil des ans ,les abandons successifs, les difficultés non résolues ont contribué à donner à cette filière une connotation d’impasse technologique.
D’autres aspects spécifiques au Golfe du Morbihan, tels la présence régulière et/ou en quantité importante de corps dérivants, d’origine anthropique ou non( algues entéromorphes),ajoutent des difficultés à un projet qui en regorge déjà sur le plan conceptuel.
Enfin , pour faire bonne mesure, et au vu du faible nombre d’heures de fonctionnement enregistré dans les autres projets bretons aujourd’hui en panne, on aboutit à des coûts de revient du kwh démesurés, ce qui disqualifie cette filière en termes concurrentiels.
Si elle n’est pas abandonnée au plus vite, la poursuite d’un tel projet se soldera par un énorme gâchis d’argent public.
Celui-ci est trop précieux pour l’engager dans des échecs notoirement préétablis.

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